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Debout, Assis et…« Assis-debout ! »

Désormais, le travail à la caméra deviendra un des incontournables de notre besace d’habilités professionnelles. La notion du « lieu de travail » s’est radicalement transformée depuis le début de cette pandémie. Dans « l’ancien temps », on se rendait au bureau et on socialisait avec nos collègues. Aujourd’hui, la définition du mot bureau s’est passablement élargie. C’est l’endroit où on pose l’ordinateur ; le salon, le sous-sol, la cuisine ou la chambre à coucher. La socialisation, elle, se passe maintenant en virtuelle, à la caméra.

Pré COVID, la posture assise était dominante au travail. C’est toujours le cas, mais avec une différence importante. Avant, nous étions tous assis autour d’une même table en « présentiel ». On se voyait de la tête aux pieds. Maintenant, c’est par objectif interposé. Je ne me trompe pas si j’affirme que 95 pour cent du temps, nous sommes en cadrage serré. On nous voit, des épaules en montant. Nous devenons ce que le monde de la télévision appelle « une tête parlante ». Ainsi, 90 pour cent de notre langage non verbal passe inaperçu. Cela pose problème, car le non verbal est essentiel à la compréhension. Jusqu’à 55 pour cent du décodage du langage passe par la gestuelle du corps. Nos interlocuteurs ont besoin de voir notre corps « communiquer » pour évaluer la crédibilité de nos messages. Heureusement, il est facile de contourner ce handicap. Voici quelques trucs pour adopter des « postures télé » qui dynamiseront votre « langage caméra ».

Posture assise
En position assise, on a tendance à se plier en deux et à courber les épaules. On ressemble à la lettre « C ». Cette posture nuit imperceptiblement à l’oxygénation du cerveau. En réunion, on prend souvent nos aises, en s’adossant confortablement ou en se penchant vers l’avant, les avant-bras accotés sur la table. Ergonomiquement, le résultat est le même, une tendance à la relaxation qui n’est pas optimale pour notre dos, ou notre concentration.

La courbe “C” (athleanx.com)

Pour corriger cette situation, il suffit d’adopter une posture que j’ai baptisée la position « assise debout ». Penser à donner à votre colonne vertébrale la forme de la lettre « S ». Vous observerez que le sujet de la photo est droit, séparé du dossier de sa chaise, avec les mains à la hauteur de la ceinture.

La courbe “S” (athleanx.com)

Transposez en situation de réunion, cela donne la posture de la dame assise, à gauche sur la photo. Elle est séparée du dossier de sa chaise, le haut du corps légèrement penché vers ses interlocuteurs – signal corporel de l’engagement avec l’autre. Aussi, ses mains sont visibles et en gestuelle. Vous remarquerez que les autres participants imitent son non verbal. Ce mimétisme est instinctif, chez l’humain. Pour le travail à la caméra, cette posture vous rend « allumé ». Vous êtes libres de bouger davantage, ce qui appuie davantage votre crédibilité.

Un mot sur les mains 
Elles sont essentielles à la compréhension de vos messages. Nous vivons sur terre depuis plus de quatre millions d’années, mais nous avons commencé à parler il y a 200,000 ans seulement. Nous parlons avec nos mains depuis des millions d’années. Retenez ceci : L’interlocuteur doit voir vos mains pour jauger l’investissement émotif que vous mettez dans votre message. Plus on croit à ce que l’on dit, plus on est « passionné », plus on s’anime.

Debout
La posture optimale pour la communication est debout. Nous sommes plus éveillés (essayer de dormir debout), plus alerte et plus animé. Aussi, cette posture favorise le déplacement qui exerce l’œil du spectateur, ce qui stimule nos vieux réflexes de chasseurs. Nous aimons ce qui bouge, la caméra aussi. C’est pour cette raison que le sport et les émissions de cuisine font tellement fureur à la télévision. Alors, pour votre prochaine présentation d’équipe, pourquoi pas debout ? La clé est de placer la caméra à la bonne hauteur pour s’approcher le plus possible du niveau des yeux. Cela dit, pas besoin d’être parfait. L’angle de captation des caméras de portables est étonnamment large. Les « techies » parmi vous auront peut-être des caméras auxiliaires USB. Vous pouvez les placer sur trépied pour optimiser votre cadrage. Sinon, on passe au bon vieux système D. Pour ma part, j’utilise un convertisseur ergonomique pour travailler debout, comme celui en bas.

Les prix varient de $50 à $125. Avant, je me servais de dictionnaires. En travail caméra, l’important c’est ce que votre auditoire voit, ce qu’il ne voit pas n’a aucun impact sur votre image. Les seuls items obligatoires pour les prestations debout sont un bon microphone et des écouteurs, préférablement des oreillettes qui sont moins visibles à l’écran. Il vous faudra aussi un câble d’extension pour les brancher (sauf si vous optez pour un micro sans-fil). Tout cela est facilement disponible en ligne. Les prix commencent à environ $50 pour un microphone et $30 pour des écouteurs.

Que vous optiez pour des performances assises ou debout, assurez-vous d’être dynamiques, animés, allumés. Communiquez avec énergie et entrain. Souvenez-vous qu’il en va de votre image de marque personnelle et celle de votre organisation.